Erasmus + 

« RE-VISUALISE : Genre et islam dans le monde digital francophone » est un projet de recherche cofinancé par le programme ERASMUS + de l’Union européenne et porté par un consortium associant les Universités Saint Louis à Bruxelles, l’Université d’Amsterdam, l’Université de Montréal, Universität Halle-Wittenberg et l’association PLURIVERS’ELLES Etudes et Formations.

Cette recherche-action portera sur une nouvelle réalité sociale et digitale à contre-courant, et au sein de laquelle les instagrammeuses, influenceuses et Hijabis jouent un rôle de premier plan car elles ouvrent des voies vers de nouveaux styles d’influence, d’inspiration et de leadership afin de lutter contre l’islamophobie ambiante principalement sur les réseaux sociaux à l’aube d’un féminisme musulman 2.0.

 

Le comité de pilotage, l’entité coordinatrice, composé de l’Université Saint-Louis et de l’asbl Plurivers’Elles Etudes et Formations s’est constitué à partir :

 

  • d’une part de collaborations antérieures entre Dr. Maryam Kolly et Dr. Malika Hamidi (toutes les deux membres du Centre d’études sociologiques CESIR)

 

  • et d’autre part de la nécessité à leurs yeux de créer une dynamique collaborative dans la perspective d’une recherche – action entre université et structure associative.

 

En d’autres termes il s’agira d’innover le champ des savoirs et de valoriser le monde de la recherche en apportant une dimension hybride en croisant regard savant et expertise de terrain. Dans le cadre de ce projet et comme explicité précédemment, ces 5 dernières années, les femmes de confession musulmane de l’espace francophone ouvrent une fenêtre sur une nouvelle réalité sociale dans laquelle elles jouent un rôle de premier plan car elles ouvrent des voies vers de nouveaux styles d’influence, d’inspiration et de leadership afin de lutter contre l’islamophobie ambiante principalement sur les réseaux sociaux.

 

L’objectif du projet est de démontrer comment ces nouvelles actrices des réseaux sociaux sont en train de négocier la construction d’une subjectivité « féminine/féministe pieuse et engagée » à l’intersection de leur foi et du monde digital dans des sociétés gangrenées par l’islamophobie tout en questionnant le champ de la culture digitale globale comme l’autorité islamique.

 

Ainsi, les travaux et l’expertise de nos 4 partenaires académiques s’avèrent pertinents et opérationnels afin de démontrer comment nos actrices déconstruisent de manière pro-active l’image d’une femme musulmane qui « subit » son foulard qu’elles présentent comme une prise de pouvoir en un agir créatif afin de faire valoir une image positive du corps des femmes jusqu’ici invisibilisée, déshumanisée voire violentée.

 

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